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François Bayrou

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Convictions européennes d’un candidat à l’élection présidentielle


24 janvier 2007

François Bayrou, Président de l’UDF, était l’invité des Rencontres du Cercle des Européens-L’Express, le 24 janvier 2007. Dans la perspective de l’élection présidentielle de mai 2007, François Bayrou a développé ses convictions européennes.


François Bayrou est Président de l’UDF et candidat à la présidentielle de 2007,.

François Bayrou © Cercle des Européens
François Bayrou © Cercle des Européens
François Bayrou © Cercle des Européens
François Bayrou et Noëlle Lenoir © Cercle des Européens

Portrait

Un homme à part sur l’échiquier politique français

François Bayrou fait figure d’homme à part dans l’échiquier de la vie politique française. Parce qu’il refuse la bipolarisation de la politique, qu’il se dit au centre et surtout parce que son franc-parler et sa spontanéité surprennent toujours dans un univers policé où la langue de bois demeure la règle. A 55 ans, François Bayrou entame sa deuxième campagne pour l’élection présidentielle et compte faire entendre sa différence.

Le Béarn natal

Impossible de comprendre le personnage sans un retour aux sources. Né à Bordères, dans les Pyrénées-Atlantiques, il est issu d’une famille d’agriculteurs qui lui transmet le plaisir de la terre et de l’élevage. Marié à 20 ans, il étudie à l’université de Bordeaux où il obtient son agrégation de lettres classiques. Il a tout juste commencé à enseigner les lettres au lycée de sa jeunesse quand il perd brutalement son père, victime d’un accident du travail. Alors le soir, après les cours, le professeur tient l’exploitation agricole avec sa mère.

L’homme du centre

Proche des mouvements non-violents dans sa jeunesse, il entame réellement sa carrière politique en 1982 comme conseiller général des Pyrénées-Atlantiques. Quatre ans plus tard, il est élu député à l’Assemblée nationale. Secrétaire général de l’UDF à partir de 1989, Edouard Balladur en fera son ministre de l’Education nationale au moment de la cohabitation en 1993. L’année suivante, il est élu président du CDS, le Centre des démocrates sociaux, qui devient en 1995 Force Démocrate après la fusion du CDS et du Parti social-démocrate. Farouchement opposé à la dissolution de 1997, il quitte le ministère avec l’arrivée au pouvoir de la gauche plurielle. En 98, son mouvement est rebaptisé UDF, Union pour la démocratie française. La nouvelle entité prend du galon lors des européennes de 99, où la liste UDF obtient un peu plus de 9 % des voix. François Bayrou, partisan d’une Europe fédérale, fait son entrée au Parlement européen, qui sera présidé par sa seconde de liste, Nicole Fontaine. Il renonce finalement à son mandat européen en 2002 pour pouvoir de nouveau siéger à l’Assemblée nationale. Ce qui ne l’empêchera nullement de suivre les grands enjeux de l’avenir de l’Union européenne. C’est ainsi qu’il s’exprime contre l’entrée de la Turquie dans l’Europe en 2004 et qu’il fait campagne l’année suivante en faveur du oui à la constitution européenne.

La surprise de l’élection présidentielle ?

En 2002, il se lance dans la course à la présidentielle. Les sondages le créditent de moins de 5 % des voix. Certains leaders de l’UDF appellent même à voter pour Jacques Chirac dès le premier tour. C’était sans compter sur la pugnacité et la détermination du candidat centriste. Avec 6.8 % des voix, François Bayrou se classe à la 4è place. Quelques mois plus tard, certains de ses fidèles lieutenants quittent le parti pour la nouvelle UMP. Un coup dur. Mais il s’entoure d’une équipe expérimentée pour défendre l’indépendance de son parti. A nouveau candidat en 2007, il prône une gouvernance d’Union nationale capable de rassembler des personnalités de droite, de gauche et du centre et promeut son projet politique européen.

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