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Enrique Baron Crespo

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Le Parlement de Strasbourg, la montée en puissance d’un pouvoir législatif européen


18 avril 2007

Enrique Baron Crespo, député européen (PSE) et ancien Président du Parlement européen, était l’invité, le 18 avril 2007, d’une Rencontre spéciale du Cercle des Européens-L’Express, consacrée au Parlement européen.


Enrique Baron Crespo est député européen (PSE), membre de la commission des Affaires constitutionnelles et Ancien président du Parlement européen.

Enrique Baron Crespo © Cercle des Européens
J.P Gauzes, E. Baron Crespo, R. Goebbels © Cercle des Européens
Enrique Baron Crespo © Cercle des Européens

Portrait

La passion de l’Europe

« Europe, passion et raison » : quand on a écrit un tel livre, il n’est pas étonnant que l’on soit un député très actif du Parlement européen et que l’on ait voulu gravir les marches de la tribune du Président de la seule et unique assemblée législative supranationale au monde. Depuis qu’Enrique Baron Crespo a occupé les fonction de président du Parlement européen, un autre espagnol, également du parti socialiste, a été élu président : il s’agit de Josef Borrell qui a cédé la place en 2007 à l’allemand Hans Pottering, membre du PPE et issu de la CDU. Décidément, les Espagnols et les Allemands marquent leur attachement à la construction européenne. Pas étonnant : l’Allemagne inscrit son destin en Europe depuis la fin de la dernière guerre mondiale et c’est l’Europe qui a présidé à la réunification allemande. Pour ce qui est de l’Espagne, la démonstration est encore plus probante. L’entrée dans l’Europe en 1986 a marqué la fin du franquisme et la consolidation de la démocratie. Et on a vu le résultat : les Espagnols ont plébiscité à près de 77% le traité constitutionnel. Comme l’a déclaré un autre grand politique espagnol, Javier Solana, aujourd’hui haut représentant de la Politique étrangère et de sécurité commune, sur les antennes de radio BFM, dans les grands débats du jeudi sur l’Europe, « pour nous Espagnols démocrates, l’Europe n’a jamais été un problème, mais la solution ». Il n’y a qu’à constater en effet que l’Espagne caracole en tête pour son taux de croissance fixé à 3,8% en 2007.

Des études ouvertes sur la « France-Espagne »

Après avoir fait des études de droit et des études de gestion d’entreprises à Madrid, Enrique Baron Crespo choisit de commencer des études en France et il décroche haut la main le diplôme de l’Essec à Paris. Professeur d’Economie, au début de sa carrière à l’Université Complutense de Madrid, il devient ensuite la robe d’avocat. L’art de la parole, du raisonnement bien fait, et les idées de liberté le conduisent alors à se lancer dans la politique. Cette génération d’Espagnols, qui a connu le franquisme, n’hésite pas à s’engager pleinement. Enrique Baron Crespo choisit de le faire sous la bannière du parti socialiste espagnol, un parti résolument pro-européens et qui n’a pas de difficultés à adopter les principes du marché commun, comme levier pour la croissance et l’emploi.

Une grande figure de la scène politique européenne.

Après avoir été pendant dix ans député au Congrès entre 1977 et 1987, Baron Crespo sera ministre des transports, du tourisme et des communications de 1982 à 1985, puis il opte pour l’Europe. Il siège ainsi au Parlement européen depuis 1986 et gravit tous les échelons : vice-président de 1987 à 1989, Président de 1989 à 1992, Président de la commission des affaires étrangères et de la sécurité de 1992 à 1994, aujourd’hui, il est membre de la Commission des affaires constitutionnelles et de la délégation pour les relations avec les Etats-Unis. Socialiste espagnol, ses relations sont en effet apaisées avec les Etats-Unis. Il est également membre suppléant de la commission des affaires économiques et monétaires de la délégation pour les relations avec les pays de l’Asie du Sud. Son engagement fait par ailleurs de lui le président incontesté du groupe du parti socialiste européen de 1999 à 2004, au Parlement européen.

Sa culture : l’Europe

Baron Crespo, au-delà de son engagement politique, est un homme de culture. Et sa culture, c’est l’Europe. Il l’a affirmé maintes fois et notamment à travers la variété des livres qu’il a publiés. Il est président et membre fondateur de la Fondation internationale Yehudi Menuhin, sans parler même de la Fondation Dali ou encore de la Fondation Juan de la Cosa. Et s’il fallait encore prouver son enracinement européen, il est administrateur du think tank Les Amis de l’Europe.

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