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Discours de José Manuel Barroso sur l'état de l'Union

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28 septembre 2011

Le discours sur l’état de l’Union mercredi 28 septembre marque le grand retour de José Manuel Barroso sur la scène européenne. Mis à mal par l’activisme de Nicolas Sarkozy et d’Angela Merkel, son discours réalisé devant le Parlement européen a été remarqué… et applaudi.


José Manuel Barroso à Strasbourg © FlickR du Parlement européen

José Manuel Barroso a su produire un discours remarqué face aux parlementaires européens



Il déclare ainsi "Nous devons compléter notre union monétaire pour une union économique. Nous devons achever les objectifs de Maastricht. C’est une illusion de penser que nous pourrions avoir une monnaie commune et un marché unique avec une approche intergouvernementale. Pour que la zone euro soit crédible – et ce n’est pas un message venant seulement des fédéralistes, mais aussi des marchés – nous avons besoin d’une véritable approche communautaire. Nous avons besoin de plus d’intégration dans la zone euro, de compléter l’union monétaire avec une vraie union économique".

Le président de la Commission européenne pointe avec justesse l’incapacité européenne à prendre les décisions suffisamment vite pour rassurer les investisseurs et les bourses. Il critique aussi fortement le problème de l’unanimité au Conseil européen : "Aujourd’hui nous avons une Union européenne où les Etats les plus ‘lents’ dictent leur vitesse aux autres Etats membres. […] Un Etat membre a bien sûr le droit de ne pas accepter une décision. C’est une question, comme ils disent, de souveraineté nationale. Mais un Etat membre n’a pas pour autant le droit de bloquer les mouvements des autres car les autres ont aussi leur propre souveraineté nationale et s’ils décident d’aller plus loin, ils doivent aller plus loin".

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