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Débat à la Fondation ADN sur "L’économie politique des sexes"

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26 octobre 2011

Noëlle Lenoir participait à un dîner-débat le 26 octobre 2011 organisé par la Fondation ADN. Elle intervenait, avec Mireille Faugère, directrice de l’AP-HP, aux côtés de Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre et membre du haut-conseil de l'ADN. Le débat était animé par Nicolas Molfessis, Professeur de droit privé à l'Université Paris II Panthéon-Assas. Le thème portait sur "L’économie politique des sexes - Mixtes ou égaux ?”.


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Noëlle Lenoir et Nathalie Kosciusko-Morizet débattent de la question de la mixité homme / femme



Dès la prime enfance, les femmes sont confrontées à une véritable propagande, qui leur impose les canons irréalistes de la féminité. Les images publicitaires, la "mode", les séries télévisées, proposent des modèles inaccessibles. Les effets sont considérables, en termes de santé publique avec des pathologies comme l’anorexie, l’obésité et la dépression, ou en termes de fragilité sociale avec le surendettement et la dépendance. Noëlle Lenoir a notamment rappelé qu'être une femme dans la vie professionnelle et la politique n’était pas un long fleuve tranquille. Les préjugés sont tenaces et les habitudes de vie également. Ainsi le partage des tâches familiales reste en France très déséquilibré (80% pour les femmes), les filles sont plus diplômées, mais parfois ensuite rebutées par le choix à faire entre une carrière et être disponible pour ses enfants et sa famille.

Par ailleurs Noëlle Lenoir a regretté la situation de régression à laquelle on assiste dans beaucoup de pays de l’autre côté de la Méditerranée, et même dans nos sociétés. Le chemin est malheureusement encore long avant qu'une réelle égalité puisse voir le jour entre femmes et hommes.

Pour conclure, Noëelle Lenoir s’est déclarée convaincue que la défense de cette égalité – dont la mixité est une des dimensions – doit se fonder sur le socle de l’universalisme. Pour elle, mettre l’accent sur la singularité des femmes et leurs qualités différentes ne contribue nullement à faire avancer les idées en ce sens. Il n’y a pas en effet d’un côté les droits de l’Homme avec un grand H qui sont par nature universels et les droits de la femme qui se rattacheraient au particularisme féminin. L’universalisme est la seule façon selon elle d’aborder la question de l’égale dignité entre tous les êtres humains.

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