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Barack Obama, candidat préféré de l’Europe, élu 44ème Président des Etats-Unis

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4 novembre 2008

Au terme d’une longue campagne qui a captivé non seulement l’Amérique, mais le monde entier et notamment l’Europe, Barack Obama, sénateur de l’Illinois et candidat démocrate à la Maison blanche, est devenu le 4 novembre 2008, le 44ème Président des Etats Unis d’Amérique.


Barak Obama © www.barackobama.com

Discours de Barak Obama au soir de son élection à la Présidence des Etats-Unis d'Amérique © www.barackobama.com



"Si quiconque ici doute encore que l’Amérique soit le lieu où tout est possible, se demande encore si le rêve de nos Pères Fondateurs vit toujours à notre époque ou s’interroge encore sur la vitalité de notre démocratie, cette soirée lui donne la réponse", tels ont été les premiers mots du Président élu Barack Obama, à l’issue des résultats de l’élection présidentielle 2008 qui l’opposait au candidat républicain John McCain. Investi le 20 janvier 2009, le Président Obama succède ainsi à George W. Bush qui occupait la Maison blanche depuis 2001.

Au terme d’une longue campagne qui a captivé non seulement l’Amérique, mais le monde entier et notamment l’Europe, et donné lieu à une couverture médiatique sans précédent, Barack Obama, sénateur de l’Illinois et candidat démocrate à la Maison blanche, est devenu le 4 novembre 2008, le 44ème Président des Etats Unis d’Amérique. Ses racines africaines en font le premier métis à accéder à la plus haute fonction, conférant à cette élection une dimension historique. Dans son discours prononcé après l’annonce des résultats électoraux devant des dizaines de milliers de supporters réunis à Chicago, (discours ci dessous) le nouveau Président a souligné : "Le changement est arrivé en Amérique". Les deux mandats de George W. Bush ont été marqués par l’enlisement de l’armée américaine en Irak, le déclenchement de la crise des subprimes qui s’est propagé sur l’ensemble des marchés mondiaux, et en conséquence une certaine dégradation de l’image des Etats-Unis au plan international. Dans ce contexte, Barack Obama avait construit sa campagne sur le thème du changement – symbolisé par le slogan "Yes, We Can" (Voir ci-dessous le discours de Barak Obama prononcé le 8 janvier 2008 dans New Hampshire) - qu’il est parvenu à incarner aux yeux des électeurs américains soulevant chez la majorité d’entre un immense espoir.

En Europe, la campagne américaine a été suivie avec le même enthousiasme qu’aux Etats-Unis, plus de 80% des Européens affirmant en effet d’après les sondages réalisés dans les semaines précédant le vote la suivre de près. Jamais un candidat à la Maison Blanche, excepté John Fitzgerald Kennedy en 1960, n’avait recueilli un tel soutien dans l’opinion publique européenne, en étant ainsi plébiscité par les trois quart des Européens.

La visite du candidat Obama en Allemagne et ses paroles prononcées devant une foule de plus de 200 000 personnes venue ovationner le candidat démocrate, aux pieds de la Colonne de la Victoire, le 24 juillet 2008, symbolisèrent cette véritable "obamania" qui s’est emparée de l’Europe. Un candidat incarnant l’American Dream, au sens où l’entendait Martin Luther King, dans son fameux discours à Washington le 28 août 1963.

Pour l’Europe, la Présidence Obama augure d’une nouvelle ère dans les relations transatlantiques. Appelant les Européens et les Américains à s’unir face aux défis mondiaux, le candidat Barack Obama avait déclaré à Berlin que "L’Amérique n’a pas de meilleur allié que l’Europe". Son programme électoral comportait en effet des convergences entre les deux puissances, dont la lutte contre le changement climatique ou le retour au multilatéralisme. Selon ses termes mêmes, Barack Obama, c’est "une nouvelle aube du leadership américain" qui s’annonce (Discours de Chicago, le 4 novembre 2008))

La crise financière internationale venue des Etats-Unis et qui frappe l’économie de la planète avec son cortège de drames sociaux et humains pourrait aussi constituer un terrain privilégié de coopération transatlantique. N’oublions pas que Européens qui lors du sommet du G20, le 15 novembre 2008 à Washington, ont incité les Etats-Unis à s’engager avec eux dans une réforme du capitalisme financier en vue d’améliorer sensiblement la régulation des marchés.

La tâche du nouveau président américain est d’autant plus immense que son élection a suscité de formidables espoirs un peu partout. "La route qui nous attend est longue. Le chemin sera escarpé", a-t-il déclaré le 4 novembre 2008 à Chicago, avant d’ajouter : "Nous ne toucherons peut-être pas à notre but en un an, ou même en un mandat. Mais, Amérique, je n’ai jamais eu autant d’espoir que nous y arriverons". Une annonce de changements à venir qui ne peut laisser indifférents les Européens.

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