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Urmas Paet - ministre des Affaires étrangères d'Estonie: "Nous sommes satisfaits de l'euro"

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08 novembre 2011

De visite en France, le ministre des Affaires étrangères d'Estonie, Urmas Paet, a bien voulu répondre à plusieurs questions du Cercle des Européens. Voici la deuxième partie de son interview. Il y aborde l'arrivée de l'euro de son pays depuis début 2011 ainsi que les relations diplomatiques avec le voisin russe.


Urmas Paet est un ancien journaliste de la rédaction de la Radio estonienne et du journal Postimees. Il est membre du Parti de la Réforme et est nommé ministre de la Culture dans le gouvernement de Juhan Parts le 10 avril 2003. Deux ans plus tard, la coalition de Parts chute et Urmas Paet devient ministre des Affaires étrangères le 13 avril 2005 dans le premier cabinet d'Andrus Ansip. Il est reconduit à ce poste en 2007 et en 2011.


A propos de la diffusion de l'euro dans les pays voisins, le ministre estonien des Affaires étrangères souhaite bien sûr que tous cs pays y accèdent. Cependant il exprime clairement le fait que cela ne pourra se réaliser "que sur la base d'une situation bien définie quant au déficit public, l'inflation nationale, etc". Pour autant, il "souhaite que tous les pays européens rejoignent l'eurozone".

Il rappelle que "dans les faits, notre monnaie nationale était déjà fixée sur le cours de l'Euro, ce qui veut dire que le nom de l'euro en Estonie était la couronne estonienne". Pour lui, cela n'a pas changé grand chose dans les choix de politiques économiqes, mais "cela a renforcé la confiance des investisseurs étrangers qui avait peur d'une petite monnaie" explique-t-il. "La majorité de la population était certes attachée à la couronne estonienne mais elle comprend aussi que c'était un pas important" estime-t-il.

Les relations avec la Russie: toujours des soucis dans les rapports diplomatiques

Urmas ne voit pas dans les relations de son pays avec la Russie de grands problèmes à surmonter: "d'un point de vue concret, les échanges économiques et de personnes fonctionnent bien". En revanche "le seul domaine où il y a encore des sources de tensions et d'incompréhensions, c'est du côté politique" dit-il, "car en Russie une partie de la classe politique n'en a pas fini avec la chute de l'Union soviétique". Dans le même temps, le ministre estonien remarque que "la part des relations bilatérales entre nos deux pays se réduit de plus en plus aujourd'hui" du fait de l'intensification des relations entre l'Union européenne (et l'Otan) et la Russie.

Par ailleurs, il est très sceptique sur la proposition du Premier ministre Vladimir Poutine de créer une "Union eurasienne". Il ne voit notamment la grande différence avec la Communauté des Etats Indépendants (CEI) qui réunit les anciens pays de l'URSS.

 

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