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Urmas Paet - ministre des Affaires étrangères d'Estonie: "L'appel à la Chine ou à la Russie pour le FESF n'est pas une bonne idée"

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07 novembre 2011

De visite en France, le ministre des Affaires étrangères d'Estonie, Urmas Paet, a bien voulu répondre à plusieurs questions du Cercle des Européens. Voici la première partie de cette interview sur la crise, l'euro et le G20.


Urmas Paet est un ancien journaliste de la rédaction de la Radio estonienne et du journal Postimees. Il est membre du Parti de la Réforme et est nommé ministre de la Culture dans le gouvernement de Juhan Parts le 10 avril 2003. Deux ans plus tard, la coalition de Parts chute et Urmas Paet devient ministre des Affaires étrangères le 13 avril 2005 dans le premier cabinet d'Andrus Ansip. Il est reconduit à ce poste en 2007 et en 2011.


Urmas Paet - ministre des Affaires étrangères d'EstoniePour le ministre estonien, "malgré les turbulences actuelles que nous vivons, il faut circonscrire ces problèmes aux questions économiques" explique-t-il. "De toute façon, les cirses ont toujours fait partie de la construction européenne". Cependant, Urmas Paet estime que "nous n'avons pas fait tout ce que nous devions au moment de la création de l'euro". Il remarque ainsi que "tous les pays membres de l'eurozone ne sont pas au même niveau en ce qui concerne la dette publique" par exemple.

A propos de l'appel européen à la Chine et à la Russie pour aider financièrement à constituer le Fonds Européen de Stabilisation Financière (FESF), le ministre des Affaires étrangères d'Estonie se montre plutôt circonspect: "c'est une idée intéressante intellectuellement mais je ne suis pas sûr que cela fonctionnera". Il aurait clairement préféré qu'on fasse appel à des investisseurs privés.

Sur le G20, il souhaiterait bien sûr que l'Estonie en fasse partie, mais il rappelle que son pays supporte l'idée qu'il y ait "une vraie politique étrangère et de sécurité  commune, ce qui suppose que dans les organisations internationales l'Union européenne puisse parler d'une seule voix". Urmas Paet a tout à fait conscience "que ce n'est pas si facile car il y a parfois des points de vue très différents entre membres de l'UE". Cependant, il espère "que les pays européens membres du G20 vont bien défendre ce qui avait été négocié lors du Conseil européen précédent".

 

 

 

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