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Relancer la croissance pour contrer le vote protestataire

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24 avril 2012

Noëlle Lenoir, présidente du Cercle des Européens revient sur les résultats du 1er tour de la présidentielle en France. Elle voit dans les scores des extrêmes une nouvelle confirmation de la montée du populisme en Europe. Pour contrer ce phénomène, elle insiste sur l'importance de relancer la croissance. L'Europe aurait alors un vrai rôle à jouer.



En France comme ailleurs, le vote protestataire populiste ne diminue pas: "au contraire, il représente quasiment un tiers des électeurs alors que le taux de participation est de 80%. Ce message doit être pris en compte" pour Noëlle Lenoir. Il serait la traduction d'une inquiétude voir d'une colère des électeurs. Mais la président e du Cerlce remarque que "nous sommes un des rares pays en Europe où le gouvernement de centre-droit n'a pas pactisé avec l'extrême-droite, même si la campagne de Nicolas Sarkozy a essayé de faire les yeux doux à l'électorat du Front National".

Le message de Noëlle Lenoir est que "la croissance sera une grande partie de la réponse qui permettra d'éviter cette grande peur de l'avenir et de l'autre traduite par ces votes protestataires.

A propos d'une possible renégociation du traité en cas d'élection de François Hollande, elle rappelle que "l'austérité est un moyen, pas une fin. Pour sortir l'Europe de cette crise, il faut relancer la croissance, ce qui ne veut pas dire mettre à mal toute cette discipline budgétaire instaurée même par le Parlement européen avec le Six Pack et le Two Pack. La croissance veut dire permettre à l'Europe être le niveau pour mettre en place des grands projets de croissance. Après tout, les Américains et les Chinois ont aussi injecté de l'argent dans ce type de projet".

Elle propose "de transformer la fameuse stratégie EU 2020 qui est une pétition de principe en projets concrets". Pour Noëlle Lenoir cela permettra à l'Europe "de donner corps à ce qu'elle doit être : un promoteur de croissance et pas seulement un régulateur qui sanctionne". La présidente du Cercle voit de nombreux "projets intéressants mentionnés dans cette stratégie qui faisait suite à la celle dîte "de Lisbonne": en matière énergétique, pour l'éducation, la formation, en matière de lutte contre le réchauffement climatique, sur les infrastructures de transports. Ce ne sont pas les projets qui manquent et qui pourraient être des instruments de croissance. Si nous allons dans ce sens, l'Europe plutôt que de reculer du fait de la crise aura fait de grands pas".

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