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La société civile exprime ses attentes pour la Présidence française

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24 octobre 2007

Euractiv.fr publie les résultats d’une enquête menée auprès des acteurs nationaux (ONG, entreprises, think tanks...) sur la Présidence française. L’ensemble de ces contributions permet d’identifier les attentes et de les présenter aux responsables politiques ainsi qu’au grand public.



Les enjeux forts de la Présidence française.

Alors que la France prendra les rênes de l’Union européenne au second semestre 2008, succédant ainsi à l’Allemagne, le Portugal et la Slovénie, les attentes et les enjeux autour de sa présidence sont déjà considérables.

Ayant fait de la relance de la construction européenne, une priorité du début de son mandat, le Président de la République s’est particulièrement impliqué dans la recherche d’un compromis autour du Traité réformateur. Conjointement aux efforts déployés par les présidences allemande et portugaise, les 27 Etats membres sont ainsi parvenus à un accord sur le Traité réformateur lors du Sommet informel de Lisbonne, les 18 et 19 Octobre. Après la signature officielle du nouveau traité, prévue lors du Conseil européen de Bruxelles, les 13 et 14 décembre, s’ouvrira donc une phase cruciale dans laquelle la France aura un rôle déterminant à jouer. Le traité devant entrer en fonction au 1er janvier 2009, il reviendra à la France de mettre en œuvre les nouvelles dispositions institutionnelles contenues dans le nouveau traité. En effet, le nouveau Président du Conseil européen ainsi que le Haut représentant pour la politique étrangère devront être désigné sous présidence française pour entrer en fonction au 1er janvier 2009. Les six mois de la présidence française devront donc confirmer « le retour de la France en Europe ».

Après être sortie du blocage institutionnel, l’Union européenne devra également faire la preuve de sa capacité à apporter des solutions aux grands défis liés à la mondialisation. La Présidence française sera l’occasion de donner une nouvelle impulsion à l’action européenne et de relancer des politiques communes. L’enjeu sera également d’impliquer davantage le citoyen dans le débat européen et de faire en sorte, comme le déclarait Jean-Pierre Jouyet, Secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, le jeudi 20 septembre à l’IFRI , que : « La Présidence française soit citoyenne, marquée par la réconciliation entre les Français et l’Europe ».

L’enquête Euractiv.fr sur les attentes liées à la Présidence française

Dans la perspectives de la Présidence française, le Portail d’information sur les politiques européennes à destination du public français, EurActiv.fr, a lancé une grande enquête auprès de l’ensemble d’acteurs nationaux, entreprises, fédérations, syndicats, ONG, collectivités locales, associations et think tanks, en vue d’identifier leurs attentes, de les confronter et de les relayer auprès des responsables politiques et du grand public.

Au total, 52 contributions ont été faites autour des thèmes suivants :
- L’environnement
- La compétitivité européenne
- L’énergie
- L’Europe sociale
- L’Europe du futur
- L’achèvement du marché intérieur
- La citoyenneté européenne
- La révision des perspectives financières

L’ensemble des contributions est publié sur EurActiv.fr, au sein d’une nouvelle section consacrée à la présidence française de l’Union européenne

Enquête Euractiv.fr – Sommaire des contributions

La contribution du Cercle des Européens

Dans le cadre de l’enquête conduite par Euractiv.fr, le Cercle des Européens a formulé deux propositions de priorité pour la Présidence française.

Relancer Galileo

L’Europe ne se résume pas à des institutions ou à des règlementations. Elle doit se consolider à travers des projets qui non seulement renforcent sa compétitivité ou sa sécurité, mais sont sources de fierté pour les citoyens Européens. L’un de ces projets a pour nom « Galileo », le système européen de navigation par satellite. Au-delà de son caractère scientifique et technologique, il met en jeu la préservation de la sécurité et l’indépendance – au sens politique - de l’Europe. Sans rivaliser à proprement parler avec le GPS américain, il doit être l’une des réalisations phares de la politique spatiale européenne, permettre à l’Europe de marquer des points dans les domaines de la recherche et du développement technologique, tout en proposant en outre des services de haute technologie dans des domaines d’application les plus variés (commerciaux ou non.)

« D’Erasmus Plus à Erasmus puissance 10 » : Transformer le programme Erasmus en un outil pertinent pour l’emploi des jeunes et la compétitivité économique de l’Union Proposition cosignée avec Le Groupe des Belles Feuilles

Il est impératif, pour relancer la dynamique européenne, de proposer de nouveaux projets porteur de sens et capable de susciter l’enthousiasme des citoyens de l’Union. L’émergence d’une « Europe des citoyens », apparait comme le prochain grand défi à relever. Il nous semble indispensable que l’espace européen constitue une opportunité non seulement pour la vie sociale et culturelle, mais également pour la réussite professionnelle de la nouvelle génération d’européens. Pour cela, l’Union Européenne dispose déjà d’une formidable machine, de surcroît très populaire : le programme Erasmus. Erasmus, tant par la dimension d’ouverture, de découverte et d’échange culturels, que par la formidable opportunité économique qu’il représente, pourrait être un excellent moyen de relancer la dynamique européenne. Seulement cette machine est non-seulement sous-utilisée, mais surtout mal utilisée en regard des défis auxquels l’Europe est aujourd’hui confrontée : création d’un espace européen d’enseignement et de recherche, emploi des jeunes, compétitivité économique et attractivité des territoires de l’Union pour les entreprises et les talents étrangers.

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