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Regards sur les 27

Le Cercle des Européens vous propose d’approfondir la connaissance et la compréhension des 27 Etats membres de l’Union européenne à partir d’articles d’actualité et de Fiches pays réalisées en partenariat avec Nouvelle Europe.

Royaume-Uni

Nom officiel : Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord
Superficie : 244 030 km²
Population : 61,2 millions
Capitale : Londres
Monnaie : Livre sterling £
Taux de croissance : 0,5 % en 2008 / -4,9 % en 2009
Taux de chômage : 5,6 % en 2008 /7,6 % en 2009
Déficit public : -4,9 % en 2008 / -11,5 % en 2009
Dette publique : 52 % en 2008 / 68,1 % en 2009
Taux d’inflation : 3,6 % en 2008 / 2,2 % en 2009
PIB par habitant* : 117,2 % en 2008
*exprimé par rapport à la moyenne de l’Union européenne (EU-27) fixée à 100

Système politique

Le Royaume-Uni est une monarchie parlementaire. Institué en 1689 après la Glorieuse révolution de 1688, le Bill of Rights limite pour la première fois l’absolutisme du monarque et pose les bases du régime parlementaire britannique en instaurant dans son article 1, le principe de la suprématie du Parlement : "la loi est au-dessus du roi". Le Bill of Rights est un texte fondateur de la démocratie moderne et de l’histoire constitutionnelle européenne. Le Royaume-Uni a la particularité de ne pas avoir de constitution écrite. La Constitution britannique résulte de l’agrégation d’un ensemble d’actes législatifs ou d’usages constitutionnels (dont la Magna Carta de 1215, Bill of Right, Act of Settlement de 1700, European Communities Act de 1972 ou Lord Act de 1999 qui modifie l’organisation du Parlement).

La Reine Elisabeth II, est chef de l’Etat. Le titre de Souverain est héréditaire. Lors du "Discours du trône" (Speech from the Throne), qui constitue le grand cérémonial de la monarchie britannique, le souverain lit le programme législatif du gouvernement, rédigé par le nouveau Premier ministre. Dépourvu de pouvoir, le souverain est le symbole de l’unité nationale et de la Couronne britannique.

Le Parlement bicaméral est au centre du système politique britannique.
La Chambre des Lords (House of Lords) est une chambre non élue dont les membres sont désignés ou membres de droit. Ils étaient 738 début 2008 : 620 pairs à vie (Life peers), 92 pairs héréditaires (Hereditary peers) et 26 archevêques et évêques (Lords Spiritual). Une réforme de la composition de la Chambre des Lords a été engagée depuis 1999, date à laquelle près de 700 pairs héréditaires ont été supprimés. 92 ont été maintenus de façon transitoire. Les prochains développements de la réforme visent à instituer l’élection de la totalité ou d’une partie des membres de la Chambre.
Au cours du XXème siècle les pouvoirs de la Chambre des Lords ont été réduits. Elle a le droit d’initiative législative (sauf matière de lois de finances) et possède le droit d’amendement (sauf en matière fiscale et budgétaire). Elle a également un pouvoir de contrôle qu’elle exerce à travers les questions au gouvernement, l’organisation de débats ou à travers les commissions de contrôle de l’action du gouvernement (Select Committees).

La Chambre des Communes (House of Commons) est composé de 648 membres (Members of Parliament, MPs) élus au suffrage universel direct, selon le scrutin uninominal majoritaire à un tour, et pour une durée de 5 ans. La Chambre des Communes est présidé par le Speaker qui doit rester neutre. La Chambre partage avec le gouvernement l’initiative des lois. En cas de désaccord avec la Chambre des Lords, c’est la Chambre des Communes qui a le dernier mot. Aucune dépense ne peut être engagée, ni aucun impôt prélevé par l’exécutif sans autorisation du Parlement. L’examen et l’adoption du projet de loi de finances relève uniquement de la Chambre des Communes. Le gouvernement est responsable devant la Chambre des Communes qui peut le renverser en votant une motion de censure.

Le Premier ministre est le chef effectif de l’exécutif et représente le Royaume-Uni sur la scène internationale. A l’issue des élections législatives, le Souverain nomme au poste de Premier ministre le chef du parti qui a obtenu la majorité des sièges à la Chambre des Communes. Le Premier ministre doit être élu dans une circonscription. Les ministres sont officiellement nommés par le Souverain sur recommandation du Premier ministre. Le Premier ministre forme autour de lui un cabinet qui comprend les ministres les plus importants (une vingtaine). Un Cabinet fantôme (Shadow Cabinet) est parallèlement mis en place par le parti d’opposition.

Vie politique et gouvernement actuel

Après 13 années de gouvernement New Labour (Tony Blair de 1997 à 2007 puis Gordon Brown de 2007 à 2010), les élections législatives du 6 mai 2010 ont été remportées par les Conservateurs emmenés par David Cameron. Avec 36,1% des voix, soit 306 sièges à la Chambre des Communes, les Tories ne parviennent toutefois pas à obtenir la majorité absolue. Le parti travailliste du Premier ministre sortant, Gordon Brown, dont l’impopularité atteignait des sommets, réalise son plus mauvais score depuis 1931 et perd 91 sièges (29% des voix contre 35,3% en 2007). Essoufflé par 13 années de pouvoir (cf interview de Florence Faucher-King sur le bilan New Labour) et confronté à l’une des plus sévères crises qu’ait connu le Royaume-Uni, le Labour aurait toutefois pu connaitre pire défaite. Certains sondages annonçaient en effet le parti en troisième position, ce qui aurait été dramatique en terme de sièges. Après la "cleggmania" qui s’est emparée du Royaume-Uni suite au premier débat télévisé ayant mis sur le devant de la scène le jeune leader démocrate-libérale, David Clegg, le score réalisé par le parti parait en deçà de l’attente soulevée. Avec 23% des voix (soit 1 point de plus qu’en 2007), les libéraux-démocrates obtiennent 57 sièges à la Chambre des communes (-5 par rapport à 2007). Un résultat qui compte tenu de l’absence de majorité (dit parlement suspendu ou "hung parliament") a toutefois placé le parti en position de force dans la perspective de la formation d’une coalition avec les conservateurs ou les travaillistes.

Suite à la démission de Gordon Brown du poste de Premier ministre et l’échec des dernières négociations avec les libéraux-démocrates, c’est le nouveau Premier ministre, David Cameron (cf interview d’Agnès Alexandre-Collier sur le conservatisme compassionnel de David Cameron), qui annonçait le 13 mai la formation d’une coalition avec le parti de Nick Clegg, nommé Vice-premier ministre. Si cette situation inédite depuis 1940 et étrangère aux pratiques politiques britanniques a pu dans un premier temps soulever de nombreux doutes quant à la longévité d’un tel gouvernement, l’accord de coalition donne des garanties de stabilité importantes et est le fruits de nombreux compromis. Le plus notable obtenu par les libéraux-démocrates concerne l’organisation d’un référendum en 2011 sur la réforme du mode de scrutin qui, lors de cette élection, a une nouvelle fois montré ses limites. Ces derniers ont du en revanche mettre de côté leurs aspirations pro-européennes. L’accord de coalition exclu en effet l’adhésion à l’euro. Les conservateurs ont quant à eux du faire marche arrière concernant leur volonté de rapatrier certaines compétences de l’UE au Royaume-Uni.

La priorité du nouveau gouvernement sera la réduction des déficits avec notamment de nombreuses réductions d’emploi dans le secteur public. Le déficit public est en effet l’un des plus élevés de l’UE et atteint en 2009, 11,5%. Le nouveau Chancelier de l’Echiquier qui devra conduire cette politique de rigueur est le conservateur George Osborne.
Le Secrétaire d’Etat aux affaires étrangères est le très eurosceptique William Hague. Son Secrétaire d’Etat aux affaires européennes, David Lidington (conservateur) semble toutefois plus tempéré que son ministre de tutelle. Enfin, le ministre de la Défense, Liam Fox, incarne lui aussi l’aile la plus eurosceptique du parti conservateur.

Economie

En cours d’actualisation

CULTURE ET SOCIÉTÉ

BON A SAVOIR

Doyen des pubs
Le plus vieux pub de Belfast date de 1630. Son nom : la White’s Tavern.

A gauche !
Dans tout le Royaume-Uni, on roule de l’autre côté, à gauche !

Tabloïds
Le Sun a chaque jour 4 millions de lecteurs.

Traditions
Carnaval de Notting Hill C’est le plus grand festival de rue d’Europe. L’empreinte caribéenne a marqué le quartier londonien et donne son caractère multiculturel au festival, né en 1964. Costumes exotiques, percussions, défilés hauts en couleur, il a lieu chaque année au mois d’août.

Boat race
Oxford contre Cambridge, une rivalité qui se mesure en aviron… et qui dure depuis 177 ans ! La course a lieu fin mars sur la Tamise.

Festival d’Edimbourg
Représentations de théâtre, spectacles de danse, concerts, depuis 1947, la ville se remplit de monde chaque année pendant 3 semaines au mois d’août. Au même moment, sur l’esplanade du château d’Edimbourg, l’Edinburgh Military Tattoo organise une grande parade militaire en kilts au son des cornemuses, dans la pure tradition écossaise.

Langue
L’anglais est la langue officielle, et est devenu la « lingua franca » dans le monde. Mais le Royaume –Uni reconnaît l’existence d’autres langues régionales. L’Ecossais, ou gaélique écossais, est une langue celtique constitutive de la culture traditionnelle écossaise. Le Gallois est aussi une langue celtique encore utilisée au Pays de Galles (20% de la population) qui se démarque du reste du Royaume-Uni. En Irlande du Nord, la première langue officielle avant l’anglais est l’Irlandais, une langue gaélique de la famille des langues celtiques. Enfin, d’autres langues comme le Scots (langue germanique parlée en Ecosse) ou le Cornique (utilisé dans les Cornouailles) sont également reconnues.

Cuisine Voici les valeurs sûres à côté desquelles vous auriez tort de passer :

Breakfast à l’anglaise : une vraie tradition. Des céréales ou du porridge (bouillie d’avoine au lait) et un jus de fruits, des œufs, du bacon, des saucisses, parfois même des haricots en sauce ou des champignons, des toasts et de la marmelade d’orange.

Fish and chips : un poisson frit servi avec des frites saupoudrées d’une giclée de vinaigre.

Scones : A goûter absolument ! Légers, accompagnés de confiture maison et d’une crème épaisse.

Le cheese-cake : dessert anglais dans toute sa splendeur … une base de biscuit surmonté d’une mousse de fromage blanc et de crème.

Essayez aussi les spécialités régionales. En Ecosse par exemple, le plat national est toujours un succès. Il s’agit du fameux « haggis », un mélange d’abats émincés et de flocons d’avoine cuits dans une panse de brebis. N’oubliez pas que l’Ecosse a 2000 sortes de whisky dans ses caves, dont d’excellents single malts.

Sports et loisirs Ecosse
Dans la vieille ville d’Edimbourg, on se sent comme en plein Moyen-Age. Son riche patrimoine architectural et son château médiéval qui domine la ville vous font voyagez dans le temps, au hasard des sombres venelles de l’Old Town. L’Ecosse offre également de somptueux paysages et une atmosphère sauvage sur l’île de Skye ou dans les Highlands. Et même en terre de légende, une vue sur le Loch Ness ne vaut pas la promenade en bateau sur le Loch Katrine. L’Ecosse enfin, berceau du golf, attire les passionnés qui passent forcément par Saint Andrews.

Pays de Galles
1352 km2 au nord du Pays de Galles, Snowdonia National Park est le deuxième parc national de Grande-Bretagne. L’ascension du Mont Snowdon et les randonnées sont accessibles à tous sur la Snowdon Mountain Railway ou d’autres sentiers balisés.

Irlande du Nord
Depuis les années 1960, Belfast souffre de son image associée à la violence. Aujourd’hui, elle est en pleine reconstruction et mérite le détour. Donegall Square et l’hôtel de ville, l’opéra de l’ère victorienne, et les jardins botaniques presqu’au cœur de Belfast sont dignes du plus grand intérêt. Quant aux pubs traditionnels, vous en trouverez d’authentiques dans les « entries ». Ces étroites ruelles situées entre High Street et Ann Streeet sont les vestiges du plus vieux quartier de Belfast.

Culture

Angleterre
National Gallery, British Museum, Abbaye de Westminster, Big Ben, la réputation de Londres n’est plus à faire en matière de découvertes culturelles et architecturales. Les parcs comme Hyde Park sont gigantesques, les quartiers débordants de vie, comme à Notting Hill. Mais le plus frappant reste le brassage des nationalités. Londres est cosmopolite : plus de 50 nationalités qui parlent près de 300 langues, la métropole mélange tous les styles.

Nouvelle Europe : le portail de l’Europe élargie. Infos, découverte et culture dans l’Europe à 27 et son voisinage.

Crise, banques et solidarité européenne

Le 31 janvier 2010

L'Europe capitale(s)

Le 4 janvier 2010

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