Accueil du site > Sélection du Cercle > Livres > Nous voulions tuer Hitler

Nous voulions tuer Hitler

Philipp Freiherr von Boeselager

Date de publication : janvier 2008
Editions : Perrin

18 juillet 1944 : Philipp von Boeselager, jeune officier de cavalerie de 27 ans, prend la tête de 1.200 cavaliers de la Wehrmacht retirés en toute hâte d’un front russe en pleine décomposition. Leur feuille de route : gagner un aérodrome en Pologne, et de là, grâce aux avions que l’état major du groupe d’Armées du centre leur a préparés, s’envoler vers Berlin. Leur objectif opérationnel, connu du seul Philipp : occuper les lieux de pouvoir dans la capitale après l’attentat que doit exécuter le colonel von Stauffenberg. La mission s’interrompt après une chevauchée fantastique, dans l’après-midi du 20, quand on apprend l’échec de la conjuration et la déroute de l’opération Walkyrie.

Philipp von Boeselager n’en est pas à son premier coup d’essai. Recruté dès octobre 1942 dans le noyau de résistants militaires autour du colonel von Tresckow alors qu’il est aide de camp du maréchal von Kluge, il a participé avec son frère Georg aux préparatifs des attentats ratés de mars 1943. A l’automne 1943, c’est lui qui, dans sa petite valise personnelle, apporte au colonel Stieff les explosifs anglais qui devront servir à la confection de la bombe de Stauffenberg.

Il est aujourd’hui le dernier survivant des conjurés du 20 juillet 1944.

Elevé dans une famille aristocratique traditionnelle de Rhénanie où la liberté de jugement et le sens des responsabilités étaient la pierre angulaire de l’éducation, il s’est mis rapidement sur le chemin de la désobéissance, puis de la résistance – haute trahison pour les Allemands d’alors. Il raconte ici son itinéraire et ses motivations, et rend hommage à tous ceux qui ont disparu, emportés dans la tourmente de la répression ou le gouffre des derniers mois de guerre. Sa survie doit au hasard, mais aussi à la mort rapide et au silence sous la torture de certains de ses amis.

Philipp von Boeselager a aussi échappé aux épisodes les plus dramatiques de l’écroulement du front russe. Son témoignage jette une lumière crue sur l’épopée tragique de la Wehrmacht en Russie, et sur une facette méconnue de celle-ci : le rôle de la cavalerie montée, dont son frère et lui furent les instigateurs et les promoteurs du renouveau.

Le 28 janvier 2004, la ministre déléguée aux Affaires européennes, Noëlle Lenoir, a remis à M. Philipp Freiherr von Boeselager les insignes d’Officier de la Légion d’honneur.

Lire le discours de Mme Lenoir prononcé à cette occasion.

Word - 64 ko
Allocution de Noëlle Lenoir- Legion d’honneur Boeselager