Accueil du site > Actualité > Regards sur les 27 > Fiches Pays > Grèce

Regards sur les 27

Le Cercle des Européens vous propose d’approfondir la connaissance et la compréhension des 27 Etats membres de l’Union européenne à partir d’articles d’actualité et de Fiches pays réalisées en partenariat avec Nouvelle Europe.

Grèce

Nom officiel : République hellénique
Superficie : 131 957 km2
Population : 11,25 millions
Capitale : Athènes
Monnaie : Euro (depuis le 1er janv. 2001)
Taux de croissance : 2 % en 2008 / 2 % en 2009
Taux de chômage : 7,7 % en 2008 / 9,5 % en 2009
Déficit public : -7,7 % en 2008 / -13,6 % en 2009
Dette publique : 99,2 % en 2008 / 115,1 % en 2009
Taux d’inflation : 4,2 % en 2008 / 1,3 % en 2009
PIB par habitant* : 94,3
*exprimé par rapport à la moyenne de l’Union européenne (EU-27) fixée à 100 Adhésion à l’UE

Adhésion à la CEE

En 1959, la Grèce est le premier pays à solliciter auprès de la Communauté européenne un accord d’association, mesure prévue pas le Traité de Rome pour les pays non membre. L’Accord d’Athènes, signé en 1961 confère donc à la Grèce le statut de pays associé, entrainant un développement des échanges économiques. Le coup d’Etat militaire du 21 avril 1967 met toutefois un coup d’arrêt à cette coopération, la Commission européenne décidant de suspendre ces accords. Suite à la chute de la "dictature des colonels", le 24 juillet 1974, et la restauration des institutions démocratiques, l’accord d’association est réactivé et la Grèce dépose un an après sa candidature à la CEE. Cette adhésion est pourtant loin de faire l’unanimité au sein des partis politiques nationaux. Le parti conservateur (Nouvelle démocratie) du Premier ministre d’alors, Constantin Caramalis, y est favorable tandis que le Parti socialiste (PASOK) et le Parti communiste (KKE) s’y opposent ouvertement. Cette décision intervient alors que le pays est sévèrement frappé par la crise économique mondiale des années 70.

Compte tenu du retard économique économique de la Grèce, avec un PIB de 50 % inférieur à la moyenne communautaire, la Commission européenne privilégie, dans un premier temps des négociations, une phase de préadhésion à une adhésion directe. Malgré ces réticences, l’importance des liens économiques avec la Communauté, l’impératif de consolider la démocratie et l’appui de la France et de l’Allemagne à cette candidature vont jouer en faveur d’une adhésion pleine et entière de la Grèce. Le Traité d’adhésion est signé le 28 mai 1979 et est ratifié par le Parlement, le 28 juin 1979, où le Parti Nouvelle Démocratie détient la majorité des sièges.

La Grèce adhère officiellement à la Communauté européenne le 1er janvier 1981 et devient ainsi le 10èmeEtat membre. Le pays obtient une période transitoire de cinq ans pour adapter son économie et reprendre l’acquis communautaire. Après l’adhésion du Royaume-Uni, de l’Irlande et du Danemark, il s’agit du second élargissement. Celui-ci va ouvrir une phase de rééquilibrage de la Communauté vers le Sud et le bassin méditerranéen, avec l’adhésion en 1986 de l’Espagne et du Portugal.

Système politique

L’évocation de la Grèce antique, avec la mise en place des premières structures démocratiques basées sur la participation des citoyens à l’élaboration des lois de la cité, dans l’Athènes du Vème siècle, confère à la Grèce le titre de "Berceau de la démocratie". Après la période sombre de la "dictature des colonels" entre 1967 et 1973, la monarchie est abolie et la Constitution, appelée la "Charte de l’État", est proclamée en juin 1975. Elle établit une République avec un régime parlementaire.

Le Président de la République (Carolos Papoulias depuis 2005, réélu en février 2010) est élu par le Parlement pour un mandat de 5 ans. Pour être élu le candidat doit recueillir les deux tiers des suffrages des députés, soit 200 voix. Dans le cas contraire, le Parlement est dissout et de nouvelles élections législatives sont convoquées. L’élection du Président à la majorité simple est alors possible. En général les deux grands partis de la droite et de la gauche s’entendent sur un candidat de consensus.
Depuis la révision constitutionnelle de 1986, la fonction présidentielle est essentiellement honorifique. Le Président détenait auparavant des pouvoirs exceptionnels comme celui de révoquer le gouvernement ou de dissoudre le Parlement. Il garde toutefois un droit de veto sur les projets de loi. Un droit qui peut être invalidé par la majorité absolue du Parlement.

Le Parlement ,Vouli, est composé d’une chambre unique de 300 députés, élus au scrutin proportionnel à un tour, pour un mandat de 4 ans. Parmi eux, 12 députés, appelé "députés d’Etat" sont proposés par les partis politiques en fonction de leur résultat au niveau national. Le vote en Grèce est obligatoire.

Le Premier ministre est le chef de l’exécutif. Il est nommé par le Président de la République en fonction du résultat des élections législatives. Il doit ensuite obtenir un vote de confiance du Parlement.

Vie politique

Le retour à la démocratie en 1974 et l’organisation des premières élections libres depuis l’instauration de la dictature des militaires en 1967 voient l’émergence de deux partis qui vont s’imposer comme les deux forces politiques majeures du pays :
- A droite, le Parti Nouvelle démocratie (ND), fondé par Constantin Caramanlis. Premier ministre de 1955 à 1963, il s’exile ensuite en France, puis revient en Grèce au moment de la chute de la dictature des militaires, en juillet 1974, pour être placé à la tête d’un gouvernement d’unité nationale chargé d’assurer la restauration des institutions démocratiques. Nommé Premier ministre en 1974 puis en 1977 suite à la victoire de son parti, Nouvelle démocratie, Constantin Caramanlis reste au pouvoir jusqu’en 1980 et fait figure d’artisan de la stabilisation politique de son pays et de son intégration au sein de la Communauté européenne. Elu Président de la République en 1980, il exerce un second mandat de 1985 à 1990. Avec plus de 24 années passés au sommet de l’Etat, Constantin Caramanlis a dominé la vie politique grecque durant toute la seconde moitié du XXème siècle. Il décède en 1998.
- A côté des partis traditionnels de gauche (dont le Parti communiste KKE), nait un nouveau parti : le Mouvement socialiste panhellénique (PASOK), fondé par Andréas Papandréou. C’est véritablement lors des élections de 1977, marquées par l’effondrement des partis du centre, que le PASOK s’impose comme la seconde force politique. Alors que le parti de droite, Nouvelle démocratie, remporte toutes élections depuis 1974, l’année 1981 marque un tournant avec la première victoire du PASOK. A la fin des années 70, le parti effectue un repositionnement vers le centre gauche et adopte des positions plus modérées et pragmatiques, notamment en matière de politique étrangère en acceptant l’appartenance à la Communauté européenne et à l’OTAN. Andréas Papandréou reste Premier ministre de 1981 à 1989, puis effectue un autre mandat de 1993 à 1996.

Depuis 1974, la vie politique grecque est donc marquée par une forte bipolarisation et l’alternance au pouvoir entre Nouvelle démocratie et le PASOK. Le Parti communiste (KKE), qui reste sur des positions très anti-européennes, a gardé une base électorale lui permettant d’être constamment représenté au Parlement. Parmi les autres forces politiques régulièrement présentes à la Vouli, figure la Coalition des forces de gauche et du progrès (Synaspismos). Née en 1989 à l’initiative du KKE, qui s’en dissocie en 1991, cette coalition regroupe l’extrême gauche post-communiste ainsi que les écologistes.

Les années 90 sont marquées par la domination du PASOK qui reste 11 au pouvoir, de 1993 à 2004 avec notamment les deux mandats de Costas Simitis, qui en 1996 succède à Andréas Papandréou à la présidence du PASOK et à la tête du gouvernement. Européen convaincu, Costas Simitis a incarné le positionnement définitivement pro-européen de son parti. C’est d’ailleurs à lui qu’il est revenu d’assurer la présidence grecque de l’Union au premier semestre 2003. Une présidence marquée par la signature, à Athènes, au pied de l’Acropole, du Traité d’adhésion à l’Union européenne des dix nouveaux États membres d’Europe centrale et orientale, le 16 avril 2003  [1].
Costas Caramanlis, le neveu de Constantin Caramanlis et leader de Nouvelle démocratie, met fin à cette longue période domination du PASOK en remportant les élections de 2004 et en devenant Premier ministre.

Gouvernement actuel

Suite à la décision du Premier ministre Costas Caramanlis (ND) de dissoudre le Parlement, des élections législatives anticipées ont été convoquées le 4 octobre 2009. Celles-ci ont été remportées par le PASOK conduit par Georges Papandréou. Les socialistes grecs reviennent donc au pouvoir après 5 années passées dans l’opposition. Les conservateurs de la Nouvelle démocratie avaient en effet remporté les élections de 2004 et de 2007, permettant à Costas Caramanlis d’occuper à deux reprises le poste de Premier ministre.
Le PASOK obtient une victoire retentissante. Avec 43,9% des voix, soit 160 sièges sur 300, les socialistes comptent 58 élus de plus par rapport à la précédente assemblée et disposent de la majorité absolue.
La Nouvelle démocratie réalise quant à elle son plus faible score depuis le retour du pays à la démocratie en 1974. Avec 33,4% des voix, soit 91 sièges, les conservateurs perdent 61 élus.
Le Parti communiste (KKE) conserve sa troisième position en obtenant 7,5% des suffrages (21 sièges). La coalition de la gauche radicale (SYRIZA, ex Synaspismos) réalise 4,59% des suffarges (13 sièges).
La véritable surprise de cette élection provient de la percée du parti d’extrême droite, l’Alarme orthodoxe populaire (LAOS) qui réalise 5,6% des voix et compte 15 députés à la Vouli (soit 5 de plus qu’en 2007).

Nommé Premier ministre, Georges Papandréou a formé son gouvernement deux jours après l’élection. La relance de l’économie, la lutte contre la corruption et la fraude fiscale et la redistribution plus juste de la richesse constituent ses principales priorités.

Les élections européennes de juin 2009 ont vu la victoire des socialistes du PASOK, qui avec 36,7% devancent de plus de 4 points les conservateurs de Nouvelle démocratie (32,3%). Cette élection a été marqué par la forte progression du parti d’extrême droite, le LAOS, qui obtient 7% et arrive en quatrième position, derrière le Parti communiste (KKE) (8,3%). La Coalition de la gauche radicale (SYRIZA) réalise 4,7%.

Economie

Lorsque la Grèce dépose sa candidature d’adhésion à la Communauté européenne en 1975, elle est un pays pauvre, accusant d’importants retards économiques et structurels par rapport aux autres Etats membres.

Le rattrapage économique va notamment passer par une phase d’importante industrialisation. En 1962, 56% des exportations étaient constituées par des produits agricoles et seulement 9% par des produits industriels. Cette proportion va s’inverser 20 ans plus tard. Les produits industriels représentent alors 44% des exportations et les produits agricoles 25%. La modernisation de l’économie grecque s’est également traduite par une forte croissance de la part du secteur tertiaire dans le PIB.

L’agriculture qui est un fondement traditionnel de l’économie grecque, remontant à la période antique, reste encore relativement importante. Elle représentait encore 11 % du PIB au milieu des années 90. En 2007, elle occupe 12% de la population active et représente 3,3% du PIB. La modernisation du secteur agricole s’est fortement intensifiée depuis l’adhésion à la Communauté, grâce aux importantes aides communautaires de la politique agricole commune ou du fond de développement régional (FEDER). Ces aides ont également profité au développement rural. A côté des cultures méditerranéennes traditionnelles que sont les céréales, les oliviers et la vigne, la Grèce est devenue un important producteur de tabac (1er producteur européen) et de coton (5ème producteur mondial).

L’industrie s’est développée dans les années 70-80 à la faveur d’une politique de grands travaux de l’Etat (infrastructures autoroutière, énergétiques, hydroélectrique) et de l’afflux d’investissements étrangers, attirés notamment par une main d’œuvre bon marché et la position géographique stratégique de la Grèce. L’essentiel de l’activité industrielle est constituée par l’agroalimentaire et le textile. Les PME dominent le paysage industriel. L’industrie lourde s’est installée près des ports grecs : raffinerie de pétrole, complexe pétrochimique et sidérurgique, aluminium ou chantiers navals. Ce secteur occupe en 2007, 22% de la population active et contribue pour 21% au PIB du pays. Basée en grande partie sur des subventions, l’industrie grecque traverse depuis le début des années 2000 une phase de restructuration difficile.

Le secteur tertiaire est celui qui a connu la plus importante croissance durant les 20 dernières années. Il occupe 59% de la population active et représente 70% du PIB. Il repose essentiellement sur le tourisme (11% du PIB) ainsi que sur la marine marchande (10% du PIB). La flotte de commerce sous pavillon et sous contrôle des armateurs grecs est la première flotte au monde représentant 17,4% du tonnage de la flotte mondiale.

Depuis la fin des années 90, la Grèce connait une croissance continue et soutenue qui est l’une des plus importantes parmi les 15 Etats membres. De 3,4% en 1998, le PIB atteint 5% en 2003 pour se maintenir aux alentours des 4% entre 2004 et 2007. Les Jeux Olympiques d’Athènes en 2004 ont contribué à doper la croissance grecque. Notons également que toutes les régions de Grèce restent dans le cadre de l’objectif 1 des fonds structurels (pour les régions en retard de développement). Le pays bénéficie donc encore d’importants fonds européens : 21 milliards d’euros pour la période 2000-2006. En 2008, la croissance a été ralentie pour s’établir à 2,9%. Les deux principaux moteurs de la croissance sont les investissements et les exportations.
Entre 1995 et 2005, la Grèce se classe 2ème parmi 30 pays de l’OCDE en terme de croissance du PIB par habitant. Le niveau de vie des Grecs reste toutefois inférieur à la moyenne de l’UE (UE15) malgré une augmentation de dix points en dix ans : en 1997, le PIB par habitant était de 84,7% (UE15 : 115,5%), il est en 2007 de 94,8% (UE15 : 112,2%).

L’augmentation des dépenses budgétaires à partir des années 80 ont contribué à considérablement détériorer l’état des finances publiques. Depuis le milieux des années 90, la Grèce a entamé une importante politique d’assainissement afin de satisfaire aux critères de convergences, dans la perspective de l’adoption de la monnaie unique. Ce parcours a été très difficile. En 1998, au moment du passage à la troisième étape de l’union économique et monétaire (UEM), la Grèce ne remplissait aucune de ces conditions, avec notamment une instabilité monétaire persistante, un taux d’inflation supérieur de 2,8 point par rapport à la limité autorisée et un dette publique approchant les 120% (la valeur de référence étant de 60%). La Grèce n’avait alors pas été retenue parmi les pays sélectionnés pour entrer dans la zone euro au 1er janvier 1999. Ce n’est que lors du réexamen de mars 2000, suite aux améliorations constatées que l’adoption par la Grèce de la monnaie unique a été validée pour au 1er janvier 2001.

Malgré les efforts consentis pour le passage à l’euro, les finances publiques de la Grèce restent sous surveillance depuis 2001 et font régulièrement l’objet de procédures en déficit excessif de la part de la Commission européenne. Atteignant 103% en 2000, la dette publique ne passe en dessous de 100% qu’en 2003, avec 98%, soit encore 38 points au dessus des 60% autorisés. Après une amélioration en 2007 (94,8%), la dette atteint à nouveau 97,6% en 2008. Le déficit public ne cesse quant à lui de se creuser depuis 2000 et atteint jusqu’à 7,5% en 2004. Malgré un passage sous la barre des 3% en 2006 (2,8%), celui-ci est remonté à 3,6% en 2007 puis 5% en 2008. La Grèce est le pays affichant les plus importants déficits au sein de la zone euro. L’inflation est également depuis 2001, nettement supérieure à la moyenne de la zone euro (aux alentours de 3% contre 2% zone euro). Elle atteint un pic en 2208 avec 4,2%.
Arrivés aux pouvoir en septembre 2004, les conservateurs de Nouvelle démocratie et le Premier ministre Costas Caramanlis ont fait de la réduction des déficits une priorité, à travers notamment des réductions budgétaires importantes dans le secteur public et une lutte contre la fraude fiscale. La crise internationale rend toutefois cette politique difficile.

La réforme du système des retraites et du marché de l’emploi font partie des principales exigences de l’UE et de l’OCDE en matière de réforme structurelles.

Entre 1998 et 2004, le taux de chômage se situe au dessus des 10% (sauf pour l’année 2003, avec 9,7%). Il s’établit à 8,9% en 2006 et 8,3% en 2007. En 2009, il devrait être supérieur à 9%.
Le taux de chômage des jeunes est un problème majeur. Il est largement au dessus de la moyenne des pays membres (UE 15 et UE 27) (tout comme celui des femmes). Atteignant 29,1% en 2000, il se situe depuis 2003 et 2006 aux alentours des 26% (moyenne UE27 aux alentours de 18%) et connait une baisse notable en 2007 avec 22,9%. Le système universitaire fait partie des moins performant de l’Union, avec un nombre de diplômés dans la tranche 20-29 ans parmi les moins élevés. Cette situation, aggravée par la crise internationale et les politiques de rigueur, a largement alimenté les émeutes sociales de la fin décembre 2008.

La crise financière et économique internationale a comme principale conséquence, le repli des investissements (-6% en 2009 selon les prévisions), moteur essentiel de la croissance. Déjà ralentie en 2008 par rapport aux autres années (avec 2,9% contre 4% l’année précédente), celle-ci devrait être nulle pour l’année 2009. Cette baisses de l’activité économique pourrait impacter de façon importante les déficits publics et aggraver la crise politique née fin 2008 du fait de la montée du chômage.

CULTURE ET SOCIETE

BON A SAVOIR

Santé
La santé des Grecs passe avant tout… Les frais de déplacement pour aller consulter un médecin généraliste sont intégralement remboursés, même dans les régions très reculées.

Deux fêtes
En Grèce, il n’y a pas une fête nationale, mais deux ! Le 28 octobre, c’est le « Jour du non ». Le pays a refusé de laisser passer troupes de Mussolini sur son territoire en 1940. Le 25 mars est également jour de fête nationale. Il marque, non pas la signature du traité de Rome…, mais le début de l’insurrection nationale contre l’Empire ottoman en 1821

TRADITIONS

Pâques
Dans ce pays orthodoxe, très croyant, la fête de Pâques est la plus importante célébration de l’année. Les Grecs insistent sur la résurrection du Christ, symbole de renouveau, plutôt que sur sa crucifixion : processions au flambeau, feux d’artifice et grands repas sont organisés dans tout le pays.

Festivals
Les festivals sont nombreux et notamment les festivals de théâtre qui animent la saison estivale. Le plus célèbre étant le long festival d’Athènes (qui se tient de la mi-juin à la fin août) où pièces et concerts se croisent dans l’arène des théâtres antiques.

Carnaval
Pour assister à la saison du carnaval, rendez-vous en Grèce en février et en mars. Les festivités ont lieu les trois semaines avant le Carême. Rendez vous à Patras notamment, vous y croiserez les déguisements les plus bariolés et les cortèges les plus fous du pays.

LANGUE

Grec ou latin ? En France les collégiens et lycéens les plus assidus se sont peut-être frottés aux deux. Bien que le grec appris sur les bancs de l’école n’est plus le grec parlé couramment, il s’agit d’une des seules langues au monde où la continuité de langue se retrouve dans le vocabulaire de tous les jours. Notons toutefois que le grec actuel fut l’objet jusqu’au début du XXème Siècle de débats enflammés entre les plus conservateurs prônant l’usage du catharevousa, langue technique davantage basée sur le grec ancien et les partisans de la démotique, qui était la langue parlée par le peuple.

CUISINE

La cuisine grecque est au carrefour de l’Occident et de l’Orient avec de nettes influences de la tradition Byzantine. Bien sûr nous connaissons tous le tzatziki (mélange de concombre et de yaourt) ou la moussaka (aubergine, viande hachée et sauce béchamel). Pour une alimentation plus légère, optez pour les salades grecques, toutes si rafraîchissantes. Notamment la traditionnelle horiatiki : tomates, concombre, poivron vert, olives et parsemée bien sûr de féta grecque et recouverte d’un filet d’huile d’olive. Les amateurs de crustacés seront eux aussi servis : les filets des pêcheurs regorgent de trésors. Mais pour se fondre dans le décor local, il vous faudra goûter aux poulpes et aux calamars : ces entremets particulièrement prisés se dégustent en entrée ou en amuse-gueule. Quant au yaourt grec si apprécié en France et dans toute l’Europe, ne vous y trompez pas : son goût est très différent, plus aigre mais tellement plus désaltérant…

SPORTS ET LOISIRS

Jeux Olympiques
La Grèce est avec la France la seule nation à avoir participé à tous les Jeux Olympiques depuis leur création. C’est toujours elle qui défile en tête des nations lors des cérémonies d’ouverture des Jeux, sauf lorsque les Jeux se déroulent à Athènes. Ce fut notamment le cas en 2004 où la Grèce a défilé en dernière position.

Nautisme
Bien sûr vous pouvez pratiquer l’athlétisme dans les stades d’Athènes et courir un Marathon sur les pistes de randonnée magnifiques qui sillonnent le pays. Mais la Grèce est avant tout le paradis des amateurs de sports nautiques. Des centaines d’îles vous attendent pour des excursions à la voile, en bateau, à la nage. Amateurs de plongée sous-marine, un long tuba suffira pour découvrir les merveilles de la mer. Et si vous voulez plonger avec une bouteille, sachez que cette activité est très réglementée afin de protéger les antiquités enfouies. Il est conseillé de passer par un club de plongée ou de se rendre sur ce site : http://www.thalassa.gr/2002/index.html afin de consulter les zones autorisées à la plongée.

Ski
On a tendance à l’oublier, mais la Grèce est un pays montagneux. Le pays possède une vingtaine de stations de ski. La station du Mont Parnasse à côté de Delphes est la plus importante.

A LIRE

Le Colosse de Maroussi de Henry Miller
Qui de mieux qu’un étranger pour parler avec un tel à-propos de son propre pays ? C’est ce que doivent penser les Grecs qui ont lu le magnifique Colosse de Maroussi d’Henry Miller. En 1939, l’écrivain américain est invité en Grèce par un ami. Il découvre cette « terre des héros et des poètes » cette terre des dieux surtout, dont il tombe éperdument amoureux. « La Grèce, écrit Henry Miller, est la patrie des dieux ; ils ont eu beau mourir, leur expérience se fait toujours sentir. Les dieux étaient de proportions humaines (...) Il faut que le monde redevienne petit, comme l’était le monde grec, autrefois. (…) Tant que les hommes, jusqu’au dernier, n’y seront pas inclus, il n’y aura pas de véritable société humaine. » C’est cette société grecque, entre Grèce antique et Grèce moderne, prête à sombrer dans la seconde guerre mondiale que Henry Miller découvre dans un voyage initiatique plein d’humour et de poésie.

A VOIR

L’Eternité et un jour de Théodoros Angelopoulos
Ce film raconte la réconciliation intérieure d’un écrivain qui se sait condamné. Sur le point de quitter sa maison en bord de mer où il a toujours vécu il découvre une lettre oubliée de sa femme. Ses souvenirs se bousculent et il part dans un voyage où passé et présent se mélangent. Une expérience ultime pour tenter enfin de se réconcilier avec lui-même. Le film a remporté la Palme d’or et le Prix du jury oecuménique du Festival de Cannes 1998.

A ECOUTER

Pavlos Sidiropoulos
Le rock grec est né dans les années 60 mais c’est au cours des années 70, toujours sous la dictature militaire qu’il revêt le caractère contestataire qui fera son succès. L’un des artistes les plus représentatifs du folk-rock grec est Pavlos Sidiropoulos. Si vous ne devez écouter qu’un album, achetez “Flou” qu’il a écrit avec ses frères et qui est considéré comme l’un des albums les plus importants dans l’histoire du rock grec.

LIENS

Site d’informations touristiques

Ambassade de France en Grèce

Ambassade de Grèce en France

Office National Hellénique du Tourisme

Mission économique de France en Grèce

[1] Costas Simitis a par la suite été membre du Comité d’action pour la démocratie européenne (ACED), dit "groupe Amato", qui s’est réuni de 2006 à 2007 pour réfléchir à une sortie de crise institutionnelle après l’échec du Traité constitutionnel

Nouvelle Europe : le portail de l’Europe élargie. Infos, découverte et culture dans l’Europe à 27 et son voisinage.

Crise, banques et solidarité européenne

Le 31 janvier 2010

L'Europe capitale(s)

Le 4 janvier 2010

FICHES PAYS

Allemagne

Autriche

Belgique

Bulgarie

Chypre

Danemark

Espagne

Estonie

Finlande

France

Hongrie

Irlande

Italie

Lettonie

Lituanie

Luxembourg

Malte

Pays-Bas

Pologne

Portugal

République tchèque

Roumanie

Royaume-Uni

Slovaquie

Slovénie

Suède