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14 septembre 2009
A l’occasion du vingtième anniversaire de la chute du Mur de Berlin, le journal Libération organise, en partenariat avec la ville de Lyon, la communauté urbaine GrandLyon, la région Rhône-Alpes, l’IFRI, l’Institut polonais et Notre Europe, "trois jours de débats, d’expression et d’échanges" pour faire le bilan de 20 années de construction européenne et évoquer les défis actuels auxquels l’Union européenne et le monde sont confrontés. La Présidente du Cercle des Européens, Noëlle Lenoir, participe à cet événement aux côtés de nombreuses autres personnalités.
Peut-on enseigner la même histoire en France et en Allemagne ?
Comment Solidarnosc changea-t-il le monde ?
Quel capitalisme pour demain ?
Y a t-il une gauche européenne ?
Quelle Paix pour le Moyen Orient ?
Comment gouverner à 27 ?
Quelle est l’identité culturelle de l’Europe ?
L’écologie, nouvelle utopie du XXIème siècle ?
...
Durant ces trois jours, ce sont plus de 60 thématiques qui seront discutées autour de personnalités prestigieuses comme Lech Walesa, Alexander Kwasniewski, Adam Michnik, Pierre Lellouche, Walter Veltroni, Hubert Védrine, Nicolas Hulot, Jean-Pierre Jouyet, François Chérèque, Alain Finkielkraut, Eric Woerth, Daniel Cohn-Bendit, Martine Aubry, Pavel Fischer et bien d’autres.
Retrouver le programme complet
La Présidente du Cercle des Européens et ancienne ministre déléguée au Affaires européennes, Noëlle Lenoir débattra avec Nicolas Dupont-Aignan, le Président de Debout La République, député de l’Essonne et figure du courant souverainiste en France, autour du thème Constitution européenne : où sont les nonistes ?. (09h30 - 11h00 le samedi 19 septembre)
20 ans, c’est le temps d’une génération ! La confrontation des blocs de l’Est et de l’Ousest, pour bien des jeunes européens, est une péripétie historique. Ces jeunes, notamment ceux des pays de l’Europe centrale et orientale – les PECO – ont-ils tous conscience des combats menés en Allemagne de l’Est (1953), en Hongrie (1956), en Tchécoslovaquie (1968) et en Pologne (1981) ?
Cet anniversaire est celui du triomphe des droits de l’homme et de la liberté, mais tout n’est pas résolu.
D’abord, il y a des relents de guerre froide, comme on le voit avec l’occupation d’une partie de la Géorgie par les troupes russes, ou encore à travers la lettre de réprimandes adressée par le Président russe à son homologue Ukrainien, comme si l’Ukraine était un Etat satellite de la grande Russie, alors qu’elle est un pays indépendant et souverain. Le danger est que les dirigeants russes font croire à leurs citoyens qu’ils ont été humiliés du fait de la fin de l’empire russe et qu’il faut réparer cette humiliation…
Ensuite, l’Europe s’est agrandie, mais elle ne s’est pas renforcée. Son pire ennemi est l’absence de vision commune de l’avenir de l’Europe. La construction européenne est condamnée au pragmatisme. C’est plus réaliste, certes, mais tellement moins enthousiasmant !
Pour autant, l’aventure européenne est incontournable. La crise financière, économique et sociale que nous vivons est aussi morale. Elle invite les Européens unis à y faire face en réaffirmant les valeurs qui font du marché, non pas le but, mais un moyen de consolider la démocratie.
Noëlle Lenoir
Retrouvez Noëlle Lenoir sur BFM pour l’analyse de l’actualité européenne
Le 30 août 2010